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Voyage à Lyon - Novembre 2019
Mardi, 26 Novembre 2019 11:31
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Voyage à Lyon - Novembre 2019
Conférence 2 : niveaux de vie et inégalités
Visite de l'EM Lyon : photos
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Les mardi et mercredi 5 et 6 novembre 2019, les deux promotions d'ECT se sont déplacées sur Lyon pour une visite de l'EM Lyon ainsi qu'une participation aux JECO (Journées de l'Economie). Ce fut l'occasion de visiter le campus d'Ecully de l'EM Lyon et d'assister à une présentation du PGE (Programme Grande Ecole). Les élèves ont pu suivre ensuite un cours de marketing et participer à un atelier du FabLab.
Le lendemain, la journée a été consacrée aux conférences des JECO l'une portant sur la croissance africaine, l'autre sur le niveau de vie et les inégalités. Le compte-rendu de ces deux conférences peut être consulté en page suivante ainsi que le témoignage photographique de la visite de l'EM Lyon.

I - QUELS MOTEURS POUR LA CROISSANCE AFRICAINE ? (Compte rendu par Lael Boco - ECT1)

L'Afrique sub-Saharienne représente le plus gros enjeu de développement économique des années qui viennent. On prévoit déjà que le premier Objectif de Développement Durable qui vise moins de 3% de pauvreté extrême à l'horizon de 2030 sera très loin d'être atteint. Après une embellie au début du millénaire, la croissance du PIB Par tête stagne depuis 2015 du fait d'une population qui augmente à près de 3% par an. Le Fonds Monétaire prévoit que la stagnation se prolongera en 2019 et 2020. On sait aussi que le continent africain deviendra progressivement le principal siège de pauvreté extrême dans le monde avec toutes les menaces que représentent cette situation, en termes de conflits locaux, mouvements sociaux et pression migratoire. Quel peut être le moteur de croissance et développement d'une population qui atteindra les deux milliards et le quart de la population mondiale dans les 15 prochaines années ? L'exportation de matières premières, pétrolières, minérales ou agricoles sur laquelle repose essentiellement sa croissance économique rend l'Afrique étroitement dépendante de la croissance mondiale et suffit à peine à maintenir son niveau de vie. Si des perspectives plus engageantes apparaissent dans certains pays et certains secteurs, peuvent-elles à terme permettre de combler une partie de l'écart de développement entre l'Afrique et le reste du monde ?

Lisa Chauvet : Chargée de recherche à l'IRD
Croissance nécessaire pour absorber l’afflux de MO. Espoir sur le secteur manufacturier mais pb de la désindustrialisation précoce de l’Afrique avant même qu’elle se soit industrialisée. Raisons : entrée tardive dans l’industrialisation quand la productivité ralentit et manque d’infrastructures. Les services prendront-ils le relais ? Espoirs liés à une classe moyenne et à de nouveaux entrepreneurs.
Les IDE entrants ont augmenté dans les pays moins riches en matières premières. IDE concentrés dans quelques pays (96% des IDE dans 10 pays). Ex de l’Ethiopie grâce aux incitations fiscales, à la construction de parcs industriels avec infrastructures. Investissements chinois qui attirent d’autres investisseurs. Financement des investissements en 2017 :

  • 40% Etats nationaux
  • 24% Chine avec priorité sectorielle : transport et énergie
  • 24% membres de l’ICA

Risque de réendettement de l’Afrique.

Gilles Dufrénot : Professeur à l’Ecole d’Economie de Marseille et chercheur associé au CEPII
Impact de la démographie : 2050 : ¼ de la population mondiale en Afrique dont 40% de moins de 20 ans. Faut-il forcer la transition démographique (baisse de la natalité) ? Migrations sur le continent africain, bien plus importantes que les migrations extérieures, en grande partie vers les zones pluviales, croissance urbaine, création de nouvelles villes = dynamique spatiale.
Deux axes prioritaires :

  • La formation, l’éducation : taux de déperdition dans le cycle d’études important, valorisation du capital humain lente
  • La santé : nouvelles maladies liées au mode de vie : hypertension, diabète… qui tuent plus que le paludisme. Espoir avec le changement générationnel : les jeunes femmes veulent moins d’enfants. Si le mode de vie augmente, les naissances diminueront.

François Bourguignon : chaire émérite à Paris School of Economics
Cœur de la croissance africaine dans les années 60-70 : les exportations de produits primaires Ecroulement du prix des matières 1eres dans les années 80/90, mise en place de politiques d’ajustement structurel = baisse du revenu/tête. Reprise fin des années 90, croissance rapide années 2000.
Si le modèle reste sur les matières 1ères, alors la croissance africaine dépendra de la croissance mondiale (taux prévu de 3.5%). La croissance démographique étant de 3%, alors il y aura une stagnation de la croissance qui ne suffira pas pour réduire la grande pauvreté d’où l’impératif d’industrialisation, de diversification de l’activité économique. Pb du développement tardif, les asiatiques ont capturé l’industrie qui pouvait être exportée. Pb de la concurrence asiatique.
Espoirs : la hausse du coût de la MO en Chine qui oblige à une délocalisation en Afrique mais des pays comme le Cambodge, le Laos, le Bengladesh sont des concurrents. Nécessité d’améliorer l’environnement des affaires. Ex de l’Ethiopie sous main mise chinoise, les chaussures chinoises fabriquées en Ethiopie sont exportés aux USA sans limitation douanière, sans quotas. Le secteur manufacturier croit vite mais ne représente que 5% du PIB. Est-ce que la délocalisation chinoise sera un moteur de la croissance africaine ?? Avantage comparatif de l’Afrique : l’agriculture. Espoir dans l’agrobusiness. Mais ne résoudra pas le pb de l’emploi, donc tensions sociales à craindre. Il faut donc BOOSTER LA CROISSANCE.

Jean-Michel Sévérino : Président Investisseurs et Partenaires
2 milliards d’habitants en 2050, le double à la fin du siècle. En 15 ans, la France a perdu 50% de ses parts de marché, elle a maintenu son niveau à environ 11% des parts de marché en raison de la hausse de la population. Urbanisation autour des fleuves et des lacs, structuration spatiale = création de nouveaux marchés, explosion entrepreneuriale à l’image de Rivers innovation dans l’industrie des services financiers liés aux télécoms (Orange) ou dans l’énergie décentralisée, les ressources vertes (champs solaires). Retour de la diaspora noire. Aide au développement : 3 à 4% du PIB Unions douanières dites spaghetti or la taille des marchés intérieurs est une force importante.

 



 

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